Témoignages
Les compagnons de lecture
Lorsque l’on écrit un livre, on signe seul la couverture.
Mais personne n’écrit véritablement seul.
Derrière chaque page se cachent des conversations, des regards croisés, des encouragements, des doutes partagés, des silences parfois, et des rencontres qui façonnent peu à peu le texte autant que celui qui l’écrit.
Le Caillou dans la chaussure est né de nombreuses lectures, de multiples influences et de vingt années d’expériences. Mais il a également été accompagné par quelques compagnons de route qui ont accepté de marcher à mes côtés pendant une partie du voyage.
Comme sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, certains ont partagé quelques étapes, d’autres une portion plus longue du parcours. Chacun a laissé une trace.
Cette page est d’abord une manière de leur dire merci.
Marion Geoffroy
Marion mérite une place particulière parmi les compagnons de lecture.
Ses relectures ont toujours été attentives, exigeantes et profondément respectueuses de l’intention du texte.Elle possède ce talent rare qui consiste à repérer une imprécision derrière une phrase apparemment claire, une incohérence derrière une évidence, une bifurcation encore invisible dans une réflexion que l’on croyait aboutie.
À plusieurs reprises, ses remarques m’ont amené à faire un pas de côté, à revisiter certaines idées et parfois même à emprunter un chemin différent de celui que j’avais initialement prévu.
Les lecteurs ne verront sans doute jamais ces bifurcations.
Moi, je sais qu’elles existent.
Et je lui en suis profondément reconnaissant.
Alice Danto
Au quotidien, Alice est une alliée.
Son regard a souvent permis d’apporter à l’ouvrage une lumière particulière et une forme de fraîcheur qui lui étaient nécessaires.
Lorsqu’on travaille longtemps sur un même texte, certaines évidences deviennent invisibles.
Alice a cette capacité à réintroduire de l’air, du concret et de l’humanité dans les réflexions les plus abstraites.
Son regard est présent dans bien plus de pages qu’elle ne l’imagine probablement.
Clarisse
Certaines personnes vous rappellent ce qui compte vraiment.
Clarisse fait partie de celles-là.
À travers elle, ce livre s’est nourri de profondeur, de rencontre et de vie.
Parce qu’au fond, les idées ne prennent sens que lorsqu’elles rencontrent l’expérience humaine.
Et parce qu’il est difficile d’écrire sur les relations, la sensibilité et les chemins de transformation sans être soi-même traversé par la richesse d’une rencontre.
Rémy Thiéblot
Compagnon de route, collègue, ami et cousin bien sûr.
Rémy fait partie de ces personnes qui savent rendre les projets plus légers sans jamais les rendre moins sérieux.
Son énergie, son humour et sa capacité à garder les pieds dans le réel ont constitué un précieux équilibre durant cette aventure.
Jordan Thiéblot
Jordan est juste fou.
Et je l’écris ici comme un compliment.
Il est capable, au détour d’une conversation, de passer d’Épicure à Spinoza, de Marc Aurèle aux philosophes contemporains, avec une aisance qui continue de me surprendre.
Mais ce qui m’impressionne le plus n’est pas son érudition.
C’est ce qu’il sait faire de ses racines.
Sa manière de nourrir sa pensée sans jamais rompre avec ce qu’il est.
Sa capacité à relier profondeur intellectuelle et simplicité humaine constitue pour moi une source d’inspiration permanente.
Leïla
Leïla occupe une place particulière dans ce livre.
Elle est un amour d’une autre vie.
Et peut-être aussi une présence essentielle dans celle-ci.
Elle a su trouver en moi une sensibilité que je montrais rarement.
Elle m’a encouragé, parfois sans le savoir, à rendre cet ouvrage plus personnel, plus incarné, plus vivant.
Sans elle, je n’aurais probablement pas osé partager autant de fragments d’expérience, de doutes, de vulnérabilités ou de rencontres.
Une partie du cœur du livre lui doit beaucoup.
Morgane
Morgane est ma fille.
Pour cette seule raison, sa parole possède déjà une place particulière.
Mais au-delà de cela, elle me rappelle régulièrement qu’il est possible d’être plus sage que son père.
Ses remarques, son regard sur certaines situations et sa manière d’habiter le monde constituent souvent une invitation à la simplicité.
Un rappel précieux lorsque l’on passe beaucoup de temps dans les concepts.
Nell
Nell est ma fille cadette.
Elle me surprend un peu plus chaque jour.
Sa capacité à explorer de nouveaux chemins, à regarder autrement les situations et à ouvrir des possibilités là où l’on croyait les options limitées est une source d’émerveillement permanente.
Elle me rappelle régulièrement que le monde ne cesse jamais de se réinventer.
Sylvie Lou-Gassy
Sylvie est mon amie de cette vie.
Rien à ajouter.
Yves Thiéblot
Yves est mon sage de cette vie.
Rien à ajouter.
Une gratitude particulière
Je ne sais pas combien de personnes liront Le Caillou dans la chaussure.
Je ne sais pas jusqu’où ce livre voyagera.
Je ne sais pas quelles idées continueront leur route et lesquelles s’arrêteront ici.
Mais je sais une chose.
Avant même sa publication, ce livre a déjà permis de magnifiques rencontres et de précieuses conversations.
Et parfois, c’est déjà beaucoup.
Comme sur le chemin de Compostelle, la richesse du voyage ne se mesure pas à la destination atteinte mais aux personnes avec lesquelles on partage quelques pas.
À chacun de ces compagnons de lecture, merci !!!
Les livres ressemblent parfois aux chemins de pèlerinage : on ignore combien de personnes les emprunteront, mais on n’oublie jamais celles qui ont partagé les premières étapes.
